Il y a 22 ans, lors des Jeux olympiques d’Atlanta, Ronaldo le Fenomeno ne s’appelait pas encore Ronaldo. La faute à un autre Ronaldo, quant à lui défenseur de l’Atlético Mineiro. Sous les yeux du remplaçant Rivaldo, le Brésilien au sourire légendaire se faisait donc appeler… Ronaldinho.

Ce 21 juillet 1996, la fête olympique s’empare d’Atlanta. La Costaricaine Claudia Poll lâche en début de soirée un 200 mètres de rêve sur le bassin du Georgia Tech Aquatic Center pour s’octroyer la breloque dorée au nez et à la barbe de la demi-déesse sur la longueur Van Almsick. Les Français démarrent aussi en trombe. Plus tôt, Jeannie Longo ne boudait pas son plaisir à déglinguer la concurrence et s’offrir son premier titre olympique en cyclisme sur route à 38 piges.

Neymar n’est «  pas allé au Mondial pour subir des fautes  »

Le Brésil, nation olympique en pleine éclosion, n’a quant à lui d’yeux que pour sa délégation footballistique annoncée d’or qui entre en piste à 18h30, à Miami. Curiosité, le paquetage de Mario Zagallo, parachuté à la tête de la joyeuse troupe, contient deux Ronaldo : l’un est défenseur et l’autre un Fenomeno en devenir. Le premier est couramment appelé Ronaldo. Le second, de deux ans son cadet, héritera alors du surnom de Ronaldinho.
Bague de fiançailles
Le onze concocté par Zagallo ne laisse place qu’à un seul Ronaldo face au Japon. Le petit prodige reste cul sur le banc et c’est le défenseur central de l’Atlético Mineiro qui démarre sur le flanc gauche du Giallorossi Aldair. Ronaldo Guiaro évolue depuis deux ans sous les couleurs noire et blanche du club phare de Belo Horizonte. Présent aux derniers jeux panaméricains, le natif de Piracicaba a vu sa saison contrariée par des bobos récalcitrants : « J’avais coincé ma bague de fiançailles sur le crochet de barre de but. J’ai été hospitalisé pour opérer ma main quand on m’a convoqué avant les JO. »

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here